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Rencontre avec Maria Surducan !

15/05
En mai, un nouvel album vient compléter la collection Les Contes de Grimm des éditions Aventuriers d'Ailleurs : Au cœur des terres ensorcelées ! Découvrez l'interview de son autrice, Maria Surducan
 
Maria, quel a été le point de départ de ce projet ?
Tout a commencé en 2012. Je restais tard dans la nuit à dessiner des versions stylisées du costume royal roumain et du costume folklorique. Ce sont des vêtements riches et étranges qui donnent envie d'écrire une histoire rien que pour eux. Et c'est ainsi que les personnages ont commencé à prendre forme, inspirés aussi des lectures de mon enfance.
 
Où as-tu puisé tes inspirations ?
De l'art byzantin aux mangas japonais, en passant par les vidéos d'une école de tir à l'arc, où j'ai appris à diriger une scène de combat. Tu es à la fois au scénario, au dessin et à la couleur.
 
Peux-tu nous expliquer le processus de cet album ?
Pour le scénario, je suis partie de trois contes de fées, et, même si j'avais déjà le fil narratif plus ou moins structuré, ce fut la partie la plus difficile. L'étape la plus longue a été le dessin. J'ai eu du mal avec les machines de l'Empereur Noir et avec les décors. La perspective me semble encore de la pure sorcellerie. J'ai passé un temps fou à construire des bâtiments en 3D, à les mettre en perspective et à les utiliser comme guides pour les cadres de la bande dessinée.
 
 
Comment s’organisaient tes journées de travail durant la réalisation de l’album ?
Je n'ai fait que dessiner pendant six mois ! Pas de vacances, pas d'autres projets et beaucoup de détermination pour terminer. De la gratitude aussi, parce que c'est un projet qui me tient à cœur, et qui représente exactement ce que je rêvais de faire depuis que j’ai appris à lire.
 
Quelle partie as-tu particulièrement aimé illustrer ?
Les incantations magiques, sans hésitation ! J'ai utilisé une police « roumaine archaïque », une adaptation latinisée de l'alphabet cyrillique, et j'ai composé les sortilèges à partir de poèmes folkloriques avec des éléments des incantations que ma grand-mère utilisait dans mon enfance.
 
Quelles techniques et teintes de couleur as-tu utilisées pour donner cette impression de gravure moyenâgeuse ?
La technique se situe quelque part entre la linogravure et la carte à gratter. Je l'ai testée en 2009, influencée par les illustrations d'Emre Orhun pour Ali Baba et les quarante voleurs. Le résultat final est une technique de travail numérique. Je pars d'esquisses au crayon, que je scanne et finalise sur ordinateur. Le processus implique la réalisation de l’encrage et de la mise en couleur simultanés des dessins et conserve une grande partie de la manualité du processus traditionnel.
 
Retrouvez l'album Au cœur des terres ensorcelées en librairie dès le 2 mai prochain !
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